Résumé

Hélène, Virginie ou Abdelkader ont un univers professionnel commun. Surveillants de nuit dans des institutions sociales ou médico-sociales, ils sont confrontés à des publics très différents aussi bien au niveau des âges que des problématiques : adultes en réinsertion sociale, personnes handicapées ou déficientes, intellectuelles, enfants polyhandicapés ou adolescents en difficulté sociale ou familiale. Chaque soir ils prennent les commandes… pour ne les rendre qu’au matin. Le film s’inscrit dans cet espace temps.

Ces professionnels de la nuit tissent souvent des relations privilégiées avec les personnes dont ils ont la charge, au gré des événements, des « petites choses » qui constituent leur quotidien : insomnies, angoisses… leur apportant sécurité affective et émotionnelle. Certains se décrivent comme des « gardiens de phare », affrontant seuls les tempêtes. Ce qu’ils ont à faire peut évoquer de près ou de loin d’autres personnages ou d’autres fonctions : l’infirmière, l’éducateur, le confident… apportant sécurité affective et émotionnelle.

Confrontés à des questionnements communs, ils parlent de leur pratique. Ce film c’est leur regard, mis en perspective par des spécialistes… C’est aussi une réflexion de tous les travailleurs sociaux sur un temps longtemps occulté dans la prise en charge des usagers. En nous faisant découvrir (et valoriser) le métier de surveillant de nuit, un métier en cours de professionnalisation, ce film ouvre le débat et aborde les questions pédagogiques liées à son émergence